Derrière la porte des designers de produits

Derrière la porte des designers de produits

Les designers de produits de Bellecour n’en sont plus à leur coup d’essai.

La fin de l’année approche aussi vite que leur savoir-faire se développe et ils s’attaquent aujourd’hui à la réalisation d’une poignée de porte innovante.

Un projet qu’ils ont pris à pleines mains de la phase de recherche à celle du rendu final.

L’enjeu était de taille car cette poignée doit apporter un autre service que la simple ouverture.
Les étudiants de 2ème année de BTS Design de Produits ont donc étudié les moments « clés » précédents et suivants l’entrée d’une personne dans une pièce de leur choix.

Les débuts du Bachelor Infographie Animation 3D

Les débuts du Bachelor Infographie Animation 3D

Chloé est étudiante en 1ère année de Bachelor Infographie Animation 3D à Bellecour Ecole.

Alors que l’année scolaire est déjà bien engagée elle partage avec nous son expérience dans l’établissement depuis le jour de l’entretien à ses premiers rendus.
Sans langue de bois, elle nous explique son choix d’orientation, les difficultés rencontrées mais aussi le plaisir d’apprendre son futur métier.

Dans quelle filière du bac étais-tu et comment t’es venue cette envie de poursuivre tes études en animation 3D ?

J’ai fait un bac général, filière littéraire pour être plus précise. Je pense avoir toujours été disposée à faire des études artistiques ; dessin, photo, digital painting, j’ai multiplié les médias, toujours à la recherche de formations qui pourraient en découler, sans réelle satisfaction.
Il y avait toujours l’inquiétude parentale face à des études artistiques : est-ce une réelle formation ? Y’a t-il réellement des débouchés ?
J’avais même fini par abandonner ma vocation artistique pour envisager du droit, sans grand intérêt ; et puis je suis tombée, un peu par hasard, un peu par recherches, sur le site de l’école.
J’avais enfin trouvé un médium artistique mêlant un petit peu tous les arts, toutes les compétences, et surtout, qui m’offrirait un emploi dans un milieu dynamique, en pleine expansion, varié.
A 15 ans, j’avais trouvé mon choix d’étude, et il n’a pas changé par la suite !

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre Bellecour Ecole plutôt qu’un autre établissement ?

Ma découverte du site a été un premier pas vers mon choix de Bellecour Ecole. A cette époque, il y avait encore ce petit robot animé en bas de la page… J’ai vraiment adhéré à ce design, à cette ambiance, lassée du milieu scolaire et bienséant.
J’ai senti une école ouverte envers la créativité de chacun. J’ai néanmoins continué à me renseigner, rencontrant un étudiant au salon JURAPARC de Lons-le-Saunier, pour finalement aller aux Journées Portes Ouvertes de Janvier 2012.
Je me suis sentie dans mon élément dès mon entrée dans les locaux, croisant des étudiants qui avaient l’air aussi à l’aise que l’ont peut l’être dans le milieu de ses études supérieures.
Je n’ai pas visité d’autres écoles, n’en ressentant pas le besoin après une telle satisfaction.

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Comment as-tu préparé ton entretien d’admission et comment s’est-il déroulé ?

J’ai eu la chance d’avoir un ami qui est rentré à l’école un an avant moi ; j’ai pu avoir des retours constants sur ses travaux, sur l’ambiance de l’école bien avant d’y entrer ; et bien entendu, j’ai pu avoir des informations sur l’entretien.
J’ai donc minutieusement préparé un book de quelques dessins ; loin d’être le meilleur, mais j’y ai mis du temps, et toute ma motivation. Faisant un peu de photo, j’ai ajouté quelques clichés à ce dossier artistique.
Je n’avais pas réellement peur de passer cet entretien; j’avais plutôt confiance en cette école sur laquelle j’avais tout misé… même si c’est en tremblant que j’ai monté les marches !
L’entretien s’est réellement bien passé ; à vrai dire, je n’ai pas eu l’impression d’être examinée ou de passer un concours, mais plutôt de discuter, de montrer mes modestes œuvres et d’exposer ma motivation à une personne à l’écoute de mon potentiel et de l’étudiante que je pourrais devenir.

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Quelles sont les matières que tu affectionnes particulièrement et celles auxquelles tu es moins réceptive ?

Je pense que nous avons tous nos préférences selon nos affinités envers ces matières… et notre aisance dans celles-ci !
J’avoue avoir des problèmes avec la scénographie, n’ayant pu rendre un seul travail correct depuis Septembre… Le cercle vicieux se met en marche dès lors qu’on ne voit pas de résultat agréable à regarder, même avec un tel travail fourni ; on se démotive et on se trouve un peu nul à côté de tous les autres travaux d’étudiants !
A côté de cela, je pense que, comme toute la section BI, la 3D reste notre matière favorite (bien que ce soit celle qui nous prenne le plus de temps !).
Nous sommes fiers de rendre de belles images, des travaux de plus en plus complexes, et notre progression se ressent de jour en jour. Autre préférence de mon côté pour le modèle vivant également, malgré mes difficultés.
Avant d’arriver à Bellecour, je pensais avoir quelques capacités en dessin… ça, c’était avant !
Cette matière m’a permis de me rendre compte de mes immenses lacunes et de les combler petit à petit.
J’affectionne également l’anglais, moment de répit un peu plus scolaire, où mes acquis sont plus solides, et les résultats très motivants !

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Trouves-tu qu’il s’agisse d’une formation difficile ? Comment t’organises-tu dans ton travail ?

Ce serait mentir de dire que ce n’est pas une formation difficile !
Sortant du lycée et habituée à travailler très peu (pour ne pas dire pas du tout) pour de bons résultats, j’ai du m’adapter très vite, apprendre à travailler, à m’organiser, à donner le meilleur de moi même.
Il a été difficile de comprendre que cette fois ce n’était pas « juste » 3 années d’études, mais réellement 3 ans sur lesquels je jouais mon avenir et sur lesquels j’avais investi.
Ça a été un réel effort, un énorme changement sur le fonctionnement que j’avais !
Je pense qu’actuellement, cette transition de mon mode de travail se fait encore. Au niveau de l’organisation, j’essaye de faire au mieux, même si c’est rarement facile !
Je fais des listes et colle des posts-it partout… L’idéal serait que j’arrive à travailler un petit peu tous les soirs sur chaque sujets, et que je me tienne à mes objectifs pour chaque semaine ! Ce n’est pas encore tout à fait ça, mais on y arrive.

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Il est peut-être encore un peu tôt mais comment envisages-tu ta vie professionnelle après Bellecour ?

Du point de vue de mes 18 ans j’ai encore du mal à me projeter dans le monde du travail…
Pour moi c’est encore loin, bien plus loin que dans « seulement » deux ans. C’est pour ça que l’après Bellecour est un peu flou pour le moment !
J’ai toujours mes rêves sous le coude, Pixar, Bioware, comme moteur, même si ils restent bien utopiques ; on y pense toujours.
J’aimerais dans un premier temps rester à Lyon, avec les personnes que je côtoie, en espérant qu’on arrive tous en troisième année ! Si possible, travailler ensemble, avoir un projet commun… Même si encore une fois cela reste ma vision simpliste du monde du travail.
J’espère pouvoir travailler à l’étranger également, comme beaucoup d’étudiants, pouvoir mêler voyage et travail dans un autre pays. Toujours est-il que je suis sure d’arriver à un emploi qui me plait, quelque soient les conditions, j’ose espérer que réaliser de l’image sera toujours une passion et pas seulement un métier.

Merci à Chloé pour ce témoignage qui permettra d’apporter quelques lumières sur les futurs choix d’orientation des passionnés de l’image animée! 

Le Mastère Direction Artistique trouve chaussure à son pied

Le Mastère Direction Artistique trouve chaussure à son pied

Tout au long de l’année les étudiants du Mastère Direction Artistique participent à des workshop animés par des professionnels reconnus dans le monde du design et de la communication.

Le travail se fait en équipe chapeautée par un ou une étudiante qui prend la casquette de DA le temps du workshop.

Il s’agit de jouer collectif tout en affirmant ses idées sans pour autant être insensible aux suggestions de ses collaborateurs.
Un exercice d’équilibriste qui est le lot quotidien de la plupart des directeurs artistiques des grandes agences.

Pour ce workshop encadré par Fabien Dumas, ancien de Bellecour et directeur de l’agence MNIOO, 5 équipes d’étudiants ont été formées pour proposer des recommandations stratégiques à l’entreprise fictive Thoinet, spécialisée dans la confection de chaussures haut et moyen de gamme.
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Ces recommandations de marque ont eu pour objectif le développement cohérent et maîtrisé vers de nouvelles opportunités sans pour autant créer une rupture radicale avec l’existant.

Découvrez dès à présent ces 5 présentations et n’hésitez pas à nous indiquer celle qui vous a le plus convaincue en commentaire de cet article.

Les MANAA font illusion

Les MANAA font illusion

Connaissez-vous le travail du photographe suédois Erik Johansson ?

Si ce n’est pas le cas, les élèves de MANAA de Bellecour vous invite à le découvrir en réinterprétant l’un de ses montages photo les plus célèbres intitulée « L’île du Poisson ».

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A partir de cette oeuvre les étudiants de Mise à Niveau Arts Appliqués ont eu pour mission de réaliser un montage sous Photoshop dans lequel le monde marin et le monde terrestre ne font plus qu’un.

Il en résulte des mondes fantastiques jusqu’alors inexplorés que nous vous invitons à découvrir sans plus tarder.

Dites-nous lequel vous préférez en commentaire de cet article ;)

RICHARD Mathis

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Ehly Katheline Man C

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Les designers de mode sur les traces de Virginia Woolf

Les designers de mode sur les traces de Virginia Woolf

Pendant l’entre-deux-guerres, Virginia Woolf fut une figure emblématique de la société littéraire londonienne et une féministe engagée.

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Parmi les plus connues de ses œuvres on compte notamment Une chambre à soi dont voici quelques extraits :

« Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi. »
« L’art de la création exige la liberté et la paix… L’écrivain, pensai-je, une fois que son expérience est terminée, doit pouvoir s’abandonner et laisser son esprit célébrer ses noces dans l’obscurité. »
« N’est-ce pas quelquefois dans l’oisiveté, dans le rêve que la vérité noyée émerge quelque peu ? »

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C’est autour de cet essai pamphlétaire que les élèves de 1ère année de BTS Design de Mode ont eu à réaliser un carnet de recherche, un moodboard, des recherches de matières, volumes, textures et gamme graphique pour enfin présenter une mini collection de mode contemporaine et avant-gardiste avec un positionnement haut de gamme ou créateur.

Le design d’espace squatte le petit écran

Le design d’espace squatte le petit écran

Vous ne vous êtes peut-être jamais posé la question mais derrière chaque émission télévisée se cache des designers d’espace chargés d’imaginer les décors et l’agencement des plateaux TV.

Ce travail doit répondre à des exigences techniques très précises et offrir aux spectateurs un décor et une mise en scène adaptée à la thématique du programme.

Les élèves de 1ère année de BTS Design d’Espace ont eu à réaliser 5 propositions différentes capables de répondre à la demande fictive de la chaîne Arte qui souhaite collaborer avec France Inter pour la diffusion de l’émission quotidienne la marche de l’histoire.

Première étape incontournable de ce projet, les recherches.
Elles consistent à explorer différentes pistes de travail en s’appuyant sur l’existant avec comme référence l’émission Histoire parallèle diffusée sur Arte jusqu’en juin 2001.

2ème étape du projet, réaliser trois photos des principaux points de vue des caméras à partir d’une maquette de principe et sans Photoshop s’il vous plaît !

Parions que suite à la lecture de cet article vous ne regarderez plus jamais un plateau TV comme avant !

Un enfant assorti à ma robe

Un enfant assorti à ma robe

La ville de Lyon s’inscrit dans une longue tradition textile avec l’essor de la soierie qui s’est étendue sur 5 siècles avant de disparaître dans les années 30.

La passion des lyonnais pour le tissu et la création ne s’est quand à elle jamais éteinte et a vu fleurir de nombreux atelier-boutiques à l’image d’Il était une fois des créateurs fondé par Maud Agnesina et Nathalie Marie.

Les créations textiles de Maud Agnesina sont à l’affiche d’une performance poétique au Nouveau Théâtre du 8ème du 17 au 19 avril.

L’occasion pour nous de recueillir son témoignage sur cet événement et sur ses interventions en laboratoire de création à Bellecour..

Découvrez quelques images des répétitions du spectacle et rendez-vous du 17 au 19 avril au Nouveau Théâtre du 8ème pour assister à cette performance hors norme.

Ton atelier-boutique « Il était une fois des créateurs » existe depuis une quinzaine d’années.
Peux-tu nous raconter comment tout a commencé ?
Comment cette passion pour la création textile t’est-elle venue ?

La boutique existe depuis décembre 1996. Elle a démarré d’une rencontre avec celle qui allait devenir mon associée à partir d’une vision commune de la création.
Ma passion date de l’enfance et ne m’a jamais quittée.

il était une fois des créateurs

Tu viens de réaliser les costumes pour une performance poétique intitulée « Un enfant assorti à ma robe ».
Comment s’est faite cette collaboration artistique et quelle a été ta démarche sur ce projet ?

Cette collaboration avec le NTH8 n’est pas la première. Je travaille régulièrement avec l’artiste-performeuse Géraldine Berger et la suis sur différentes compagnies telles que l’Essoreuse ou encore le KompleX Kapharnaum.
Ma démarche était de réaliser non des costumes mais des vêtements et accessoires scéniques.
Après des discussions avec la scénariste et les deux comédiennes, j’ai essayé « d’habiter les personnages » et de trouver des silhouettes et accessoires métaphoriques.

un enfant assorti à ma robe

Ton univers créatif est assez poétique et semble parfois inspiré du spectacle vivant.
Est-ce important pour toi de raconter une histoire au travers de tes vêtements ?
Qu’est-ce qui t’inspire ?

J’ai régulièrement, pour chacune de mes collections, des sources d’inspiration de figures féminines telles que Nancy Cunard, Sarah Bernhardt ou Claude Cahun…
Je les étudie pour mieux les vivre, puis les interprète à travers des surfaces textiles et des volumes.

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En parallèle de ton activité professionnelle tu interviens en laboratoire de création à Bellecour auprès des élèves du BTS Design de Mode.
Qu’est-ce qui se cache derrière le terme de laboratoire de création ?

L’objectif du laboratoire de création est d’expérimenter, essayer, tenter et du coup découvrir des approches différentes pour mener une collection à bien.
Il s’agit d’approcher la notion de surface textile, imprimé textile, volumes et mise en scène.
Je souhaite accompagner, guider et motiver les élèves afin qu’ils développent des projets qui doivent se projeter dans la création de demain en trouvant leur source dans l’art contemporain. J’aspire à des travaux qui ne soient pas « tièdes ».

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On sait que le niveau en MANAA est déjà élevé et qu’on demande encore plus aux étudiants en BTS.
Quelles sont selon toi les qualités essentielles à un étudiant pour réussir sa scolarité et s’intégrer professionnellement dans le monde du stylisme et de la création textile ?

Il doit bien évidemment être créatif, curieux mais ne doit jamais oublier de prendre beaucoup de plaisir dans son travail…
L’enthousiasme est un ingrédient essentiel, surtout lorsque l’on est amené à travailler en équipe.

Un grand merci à Maud pour s’être prêtée au jeu de l’interview !
Nous vous invitons à découvrir très prochainement son travail sur scène pour le spectacle « Un enfant assorti à ma robe » et n’hésitez pas à lui rendre visite dans son atelier-boutique Il était une fois des créateurs